Mai 2008. Je l’attend comme un malade depuis mai 2008. A regarder les trailers avec envie. A baver devant sa silhouette de rêve. A crever d’envie de la faire tournoyer moi aussi dans les airs dans une danse aussi mortelle que sexy. Ses répliques cinglantes et son regard de tueuse à tomber. Ma divine Bayonetta <3

Envoyé par Sega avec l’accessoire indispensable : LA sucette Bayonetta. Indispensable car c’est tout simplement l’accessoire avec lequel la demoiselle se trimballe tout le temps, que ce soit en combat ou pendant un vol plané au dessus d’une rivière de lave. Je me suis renseigné : c’est un goodie collector ce qui me force à ne pas y toucher et m’acheter des sucettes à part pour mes sessions de jeu.

J’ai passé environ 10 heures sur Bayonetta : je l’ai déballé, j’y ai joué et j’ai eu du mal à m’arrêter. Il faut aussi comprendre que j’ai un attachement particulier sur ce jeu pour un paquet de raisons. Tout d’abord c’est un jeu qui sort de Platinum Games, le « petit » studio indépendant dont les développeurs ont été derrière des jeux comme Okami (chez Clover) ou Madworld. Concrètement, ils ne font quasiment que des bons jeux.

C’est la direction artistique prise qui m’a fait craquer. On connait tous Dante de Devil May Cry, le poseur beau gosse qui a même réussi à séduire les doigts de fée de Petite Madame. On connait la brutalité barbare de Kratos dans God of War et sa peau peinte dans les cendres de sa défunte épouse. Bayonetta est plus que tout ça : elle est l’incarnation du kitsh et du too much à elle toute seule. Une sorte d’ange de l’excès, une sorcière de l’extrême, la femme aux fesses parfaites (dixit son designer).

De fait, mon avis sera difficilement objectif : j’ai toujours aimé les jeux qui assume pleinement leurs choix. Je m’éclate avec un Katamari Damacy par exemple. Dans Bayonetta le kitsh en devient drôle, et même il redevient classe par son excès de classe. C’est difficile à expliquer, il faut vraiment jouer pad en main pour comprendre l’approche mais c’est simplement excellent.

Bayonetta, c’est donc un beat’em all explosif à la difficulté bien pensée et au système de combat tout simplement énorme. Dante m’a toujours exaspéré avec le sien divisé en deux parties « Épées et Guns« , God of War m’a semblé trop simple dans ses combos… Bayonetta les range au placard : Les flingues et les épées sont mélangés et à la fois distincts, les combos sont parfois aussi ardus que dans un Street Fighter à sortir (mais c’est parce que je suis une quiche à SFIV).

Je parlais de la difficulté et c’est une excellente surprise : Présenté comme je viens de le faire, on penserait Bayonetta réservé aux Hardcore Gamers, ceux qui se brossent les dents avec un pad N64. Mais loin de là : si le mode de difficulté « Normal » me fout une claque dans la gueule en m’expliquant que je suis une tâche et que je mérite pas de faire remuer la belle, les débutants se tourneront vers le Easy et le Super Easy qui facilite (plus ou moins grandement) la sortie des combos et des actions dévastatrices de Bayonetta. La preuve : j’ai fait jouer quelqu’un qui sait à peine tenir une Wiimote à l’endroit et il a m’a fait pêter la rétine avec des attaques que je ne connaissais même pas.

Autre aspect qui m’a juste fait limite pleurer de joie : la replay value absolument fantastique. Le problème du Beat’em All, c’est qu’une fois tracé en ligne droite, on a pas forcément envie de tout se retaper juste pour récupérer des bonus ratés (à moins d’être un psychopathe du succès, ChrisJohn spéciale dédicace). Ou se retaper tout le jeu à l’envers pour prolonger la durée de vie (Devil May Cry, si tu m’entend). Bayonetta, en plus des dizaines de trucs à récupérer en recommençant l’aventure pour pouvoir récupérer par exemple des combos et des armes que vous auriez manqué, propose des combats (appelés Versets) supplémentaires. Parfois, il faudra explorer un peu ou carrément revenir sous ses pas sous peine de manquer quelques fights bien corsés.

Enfin, je ne peux pas faire abstraction des graphismes qui flattent l’ego (« OMG, ma télé HD est superbe » ou « Sapristi bon sang, j’ai pris la meilleure console du marché, regarde ces graphismes chéri, j’ai un goût infaillible »). La fluidité est exemplaire, les détails et les effets fourmillent dans tous les coins et Bayonetta est simplement superbe. Certains reprocheront au jeu son scénario que je trouve intéressant pour ma part. Je prend juste le temps de lire les bouquins disséminés un peu partout dans le jeu et d’apprécier les cutscenes qui font autant d’hommage au cinéma qu’aux jeux vidéos (les références y sont nombreuses, du genre à taquiner du Gears of War).

Bayonetta, c’est une tuerie à mes yeux : il faut y jouer, il faut adhérer au délire et partir pour une danse macabre mais sexy en compagnie de la B… Witch la plus séduisante de l’univers. Avec Darksiders qui arrive, Mass Effect 2, Bioshock 2, Dante’s Inferno, Heavy Rain et compagnie, autant vous dire que le début de l’année, pour la première fois depuis longtemps, ça va être une sacrée fête pétard.

Crédit Screenshot et Artwork : Gamekult qui se sent obligé de taguer même les photos qui viennent des kits de presse.