MonsieurNeku.fr
Remember where it all began
Remember where it all began
26/02/10
En quelques jours, tout a changé : nouveau job, prise de poste anticipée et surtout… trouver un logement, un appartement, n’importe quoi. Les possibilités d’hébergement ne manque pas : j’ai de quoi me loger pou un moment sur Paris mais j’aimerais trouver mon appart’ à moi, ma coloc, un coin tranquille pour me poser entre deux journées de mon super travail
Alors on envisage toutes les solutions : recherche d’appartement, de colocation, foyer jeune travailleur ou appartement temporaire pour jeune actif. Le truc c’est que j’ai pas les moyens pour le moment d’avoir une énoooorme caution, donc c’est power galère. On commence à constituer les dossiers pour les APL, les demandes d’hébergement et autres. J’avais oublié à quel point c’était galère.
J’en suis même à regarder mon intérieur et à me demander ce que je ramènerais sur Paris et quand je le ferais. Mon iMac attendra, ma télé et mes consoles aussi. Je vivrais seul et isolé du monde geek vidéoludique pendant un moment et c’est un peu stressant :O Ne pas trop savoir où on va vivre, quand est-ce que l’on bénéficiera de son chez soi, et de retrouver ses marques…
Mais c’est une nouvelle aventure, et suis prêt à saisir les opportunités qui se présenteront (surtout si certains d’entre vous ont des suggestions). De toute manière, dans une semaine et… 3 jours, je serais en plein dedans !
24/02/10
Hier était un jour très spécial. Il a marqué le commencement d’un nouveau grand départ… et c’est aussi flippant qu’excitant. Après avoir passé un peu plus de 3 jours à regarder ma boite mail comme s’il s’agissait du mal incarné, j’ai appris hier après-midi que j’étais donc engagé. Sur le coup ça fait un choc, du mal à réaliser, quelques secondes d’hébétude un peu naïve…
Puis votre cerveau, compagnon d’infortune de tous les jours, se met en mode Power Boost : Quand ? Comment ? Il va falloir que je déménage sur Paris. Me trouve un appartement ou une colocation, si possible pour début avril au plus tard. Demande aux Assedic de faire le nécessaire pour m’indemniser correctement entre maintenant et le début de mon contrat pour avoir un premier salaire correct (et qui me permette de vivre).
Alors j’ai commencé à jeter un oeil, à planifier, à attendre impatiemment le moment où j’enfilerais pour la première fois mon t-shirt et me sentirais « officiellement« , l’un des leurs. Puis petit à petit, j’ai commencé à réaliser l’ampleur de la tâche qui m’attendait pour m’installer convenablement dans les semaines/mois à venir. J’suis hyper impatient à l’idée de commencer mon nouveau job, de m’installer là bas, de bien démarrer tout ça et de me poser sur la durée (pour une fois, ça fera du bien).
En revanche, il y a une chose que je n’ai toujours pas réussi à bien réaliser. C’est ce fameux job. Je pense que tout ça ne viendra que lors de mon premier jour. Pas avant.
Les prochaines semaines vont me sembler bien intenses…
P.S. : Si vous avez des bons plans appart/coloc, faites tourner le mot et contactez moi ! Merci
P.S. 2 : Aujourd’hui, mon blog est à la une de 1blog1jour ! Bienvenue aux nouveaux lecteurs et merci de passer sur ce blog !
16/02/10
Vous n’êtes pas sans savoir que je suis prêt à prendre tous les risques, même les plus audacieux, pour les lecteurs assidus de ce blog. Ce soir, frôlant la folie et l’inconscience et en faisant fi de tout respect de la vie et des bonnes moeurs, j’ai testé pour vous le buzz/hype du moment : ChatRoulette.
Petite définition rapide au préalable : ChatRoulette est un service gratuit qui vous met en relation en webcam, automatiquement mais surtout aléatoirement, avec une personne connectée au service. Vous avez la possibilité d’activer le son et discuter avec également, mais c’est principalement le fait que vous allez tomber sur un parfait inconnu qui fait tout le piquant de l’expérience.
30 minutes de ChatRoulette sont une expérience qui vous transforme un homme. Je m’étais préparé à l’avance : mon énorme casque sur les oreilles avec la bande son de Bayonetta à fond, une bouteille d’eau comme tout sportif qui se respecte avant l’effort, un t-shirt atrocement fashion et un sourire imparable. Et c’est devant mon iSight et mon regard aussi alerte qu’amusé que les visages ont défilés à toute vitesse (car il est possible de « Next » si la personne ne vous convient pas). Des jeunes, des vieux, des femmes, des hommes et des « on ne sait pas trop« .
L’expérience est amusante et dérangeante : tout en conservant le côte « voyeur » de n’importe quel site de rencontre ou de chat, on est cette fois-ci mis face sans détour au jugement de l’autre. Se prendre un Next, si on est à fond dans le délire, ça peut faire mal. Mais pas assez puisque de toute manière, on passe directement au suivant…
Le bilan de l’expérience ? Un groupe de jeunes chiliennes marrantes qui ont su déconner pendant quelques minutes (un exploit vu qu’on passe vite à autre chose), des dizaines de doigts d’honneur produits par des jeunes américains frustrés (« I want boobs dude, next !« ), un panel de parties humaines dévoilées sans pudeur (j’ai failli rendre mon diner) et j’ai surtout découvert que je plaisais beaucoup trop aux filles. Si l’idée est marrante quelques minutes, elle n’est pas assez encadrée pour en faire un véritable outil social ou même de rencontres à travers le monde. Plus grave encore, n’importe qui peut se lancer dessus et tomber en un clic sur de la mauvaise pornographie amateur (à moins que ce soit un documentaire sur les éléphants nains, le doute persiste encore). Dire que je déteste Facebook…
15/02/10
Cet après-midi, passage à la gare avec un bon de transport « gracieusement » fourni par Pôle-Emploi en vue d’un déplacement éclair vendredi sur Paris. Enfin « éclair »… Les créneaux mis à disposition par la SNCF pour ce genre de billets sont si peu nombreux que je débarque à 11h et repars à 22h. Un joli paquet de temps libre à combler.
Toujours est-il qu’à peine arrivé à la gare, je dois faire face à un sens logique (et logistique même) d’une rare efficacité de la part de la SNCF : 5 guichets d’ouverts dont 2 en cours de fermeture et une bonne petite quinzaines de personnes dans la file d’attente. File d’attente qui grossit à vue d’oeil à propos alors que le passage au guichet s’enlise outrageusement, aidé par une cliente qui s’amuse à vociférer que son billet commandé sur Internet n’est jamais arrivé chez elle (alors que le responsable lui signalera 20 minutes plus tard qu’elle l’agite dans sa main) et un groupe d’ados ricanant qui viennent acheter des billets pour une destination qu’ils ne connaissent pas.
Connu pour ma patience légendaire, je reste un modèle de zenitude et patiente sagement le moment salvateur en observant les gens autour de moi. Et je suis bien obligé de constater que le français est définitivement le plus grossier quand il s’agit de s’inclure dans un « flux » de visiteurs. Prenons l’exemple anglais (j’aime beaucoup les anglais pour ça) : le client restera en général là où on lui dit d’aller, patientera sagement en cherchant à déranger le moins possible. Le français, au contraire, semble profondément motivé à perturber l’équilibre ambiant. S’il pouvait déplacer les gens et le mobilier, il est fort possible qu’il le fasse.
En 20 minutes d’attente, j’ai vu une personne s’excuser tout le long de la file pour s’installer sereinement devant tout le monde, deux clients tenter de passer à des guichets « Départ immédiat » pour des voyages en Mars devant une mère de famille éplorée qui tentait de prendre un billet en urgence pour rejoindre ses enfants, son train partant dans les 5 minutes. Sans oublier la vieille femme aigrie qui insulte tout le monde car à son âge, pensez vous, le monde entier devrait lui céder le passage.
Moi qui met un point d’honneur à être souriant et compréhensif quand j’arrive dans un magasin (je me met à la place du pauvre vendeur/commercial qui supporte ce genre de clients toute la journée), je commence lentement mais sûrement à comprendre qu’au fond, les français ont un gros problème d’éducation.