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[Gay] Jamais deux sans trois
18/07/10
Voilà un paquet de temps que je n’ai pas fait d’article sur l’un des points qui me caractérise peut-être le plus, quand bien même je ne suis pas sûr que ce soit le bon terme. J’en avais parlé pas mal sur mon précédent blog mais là l’occasion était trop belle : la fatigue, l’allergie et le ras-le-bol… C’était une opportunité à ne pas manquer, voyez-vous. Le cynisme sera de mise, ma mauvaise foi peut-être un peu aussi. Mais ne nous mentons pas : c’est tellement bon…
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Il est de notoriété publique que je n’aime pas du tout le milieu gay. Il y a probablement un paquet de raisons à cela : je lui reproche son côté surfait, son hypocrisie, le mensonge qui l’accompagne… Je la trouve surtout malsaine : tout le monde connait tout le monde, quand il s’agit pas du concours du « Je baise avec plus de monde que toi, hihihoho ». Mais après une mure réflexion (car je ne suis pas seulement un connard, cher lecteur assidu), j’ai réussi à isoler les sources de cette violente « agressivité » envers ce charmant groupe de personnages chamarrés.
Pour cela, il faut d’abord remonter à un état de fait, une évidence : ma sexualité. Elle est ce qu’elle est, je peux pas y faire grand chose, je me vois mal me forcer à aimer les demoiselles même si je les aime beaucoup, d’un amour tout autre. Pourtant, il y a plein de garçons qui aiment les filles. Ils ne sont pas moins normaux que moi. Ils sont juste différents.
Remettez les choses dans leur contexte : Dans une société où l’on vous aurait lu des contes avec deux princes ou deux princesses, tel aurait été le « standard » d’une époque. De fait, je me considère entièrement comme normal et c’est bien là le fond du truc, vois-tu (car oui, je te tutoie, lecteur fidèle, ça t’interpelle, ça te redonne de l’attention, mais c’est parce que je suis malin tout ça). Je pars du principe que je fréquente des gens. Pas parce qu’ils sont bruns, ou grands… et encore moins parce qu’ils sont gays. Alors pourquoi se réunissent-ils ? Quel phénomène hors de ma compréhension font d’eux des bancs de poissons qui voguent dans la tourbière sinistre du Marais ?
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Car dans le fond des choses, le seul point qu’ils partagent, c’est ce qu’ils font avec leurs appendices. La véritable raison de leur mise en commun ne sont pas les passions qu’ils partagent ou quoique ce soit… Reste à savoir pourquoi ils se collent entre eux… Parce qu’ils en ressentent le besoin peut-être, de se sentir « entre eux« . Et à mes yeux c’est un autre problème que de devoir se mettre avec des gens « comme soi » pour être à l’aise. Déjà ça ne fait que creuser le problème. Même si ma pensée est purement prétentieuse, ou déplacée, ou mal présentée, elle n’en reste pas moins la mienne : je crois très sincèrement qu’on ne devrait pas se sectariser dans des communautés sous l’égide d’une différence aussi significative.
Et si je rapporte ici tout ça à ma sexualité, il est primordial de comprendre que c’est une opinion bien plus générale. Elle a l’avantage de mettre cependant un problème de société bien plus grave : l’intolérance. Car si l’on se met en communauté, c’est peut-être aussi car on nous obligé à l’être. En ce qui me concerne, le mal est fait. Je sais, pour l’avoir vécu de manière longue et immersive (avec pourtant aucun à priori à l’origine) que la communauté gay n’est pas réellement dans ce cas de figure : c’est pour l’essentiel un rassemblement de gens d’une superficialité aberrante qui se regroupent pour échanger potins, attirails pour l’appanage de soirée, pas de danse déhanchée et semences. (Owi, j’ose) Et c’est terriblement triste pour l’image que cela donne.
De fait, je comprend parfaitement que c’est une image qui n’est pas ou peu partagée. Mon opinion est pourtant celle de ce que je pense être une normalité : s’accepter tel que l’on est et ne pas chercher à en faire un élément qui décidera de nos activités ou fréquentations. Je reviendrais, un jour, plus amplement sur cette communauté : je la connais suffisamment bien pour vous en parler dans tous les sens.
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Enfin, pour résumer, il me parait essentiel de recadrer le propos dans son contexte. J’assume parfaitement ma sexualité mais je ne ressens aucun besoin d’en faire un étendard quelconque d’une communauté tout aussi quelconque. Je pense sincèrement que nous n’avons pas besoin de ça pour nous inclure dans une société qui progressivement (à mon sens du moins) nous accepte tel que l’on est. Et j’espère qu’à terme l’image du gay serait sensiblement différente de celle que l’on nous donne aujourd’hui. Les commentaires seront modérés sur cet article car oui, mon mètre 70 me donne une capacité naturelle à être un petit despote.
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La prochaine fois, je serais sage. Promis.


