Tout a commencé par une bonne surprise : Celle de retrouver en rentrant à la maison une enveloppe avec Halo ODST à l’intérieur. Un petit mot à la main « Amuse toi bien » agrémentant le tout. Oui, il fait bon vivre d’avoir encore quelques contacts 8)

Halo ODST

Pour ceux qui auraient raté à peu près deux ans d’E3, les centaines de screenshots, d’annonces et de publicité, Halo ODST se déroule entre Halo 2 et Halo 3. Fini Master Chief, on y incarne des soldats des Troupes d’Assaut Orbital dont la mission sera, de manière fort étonnante pour ne pas dire ingénue, de tuer des méchants. Enfin non ça n’est pas l’objectif premier maiiiiis on se rend rapidement compte qu’il s’agit de la voie royale pour y parvenir.

Seulement voilà vous n’êtes pas Master Chief donc pas d’armure surblindée, pas de bouclier super résistant… Non, une jauge de vie, à l’ancienne et une bonne partie de son temps à observer amoureusement des textures un peu délavées pour essayer de régénérer son endurance.  Car la faiblesse des soldats transforme (plus ou moins) le gameplay : on ne fonce plus dans le tas comme une machine de guerre, on se couvre beaucoup, on va même jusqu’à chercher à éviter les patrouilles qui errent dans les rues désolées d’une cité en ruines.

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Manque de bol, une légère évolution du gameplay ne lance pas une révolution. On reste dans du Halo : on connait les ennemis, on connait les armes et on connaitrait presque une bonne partie des environnements (ou en tout cas des objets covenants). L’environnement en lui même est d’ailleurs interactif à sa manière : le Super Intendant, IA de la ville, se charge de temps en temps d’interagir avec les élements du décor (Feux de signalisation, écran publicitaire, alarmes de voitures, barrières de sécurité, éclairage public, etc…) pour attirer votre attention sur des secrets disséminés dans la ville.

Car c’est bien cette ville qui, pour peu qu’on s’investisse un peu dans le titre, vous submerge de par son ambiance particulièrement la nuit. Malheureusement, l’idée du Super Intendant est bien trop largement sous-exploitée. On aurait aimé avoir plus d’alertes, de messages informatifs même flous qui impose une tension plus ou moins palpable alors que ce dernier se contente uniquement de nous orienter vers quelques bonus disséminés de ci de là. Exploiter cette idée en créant un décor réellement « intelligent », nous orientant de manière aléatoire en fonction des patrouilles et dans une ville un peu plus diversifiée (on retrouve 6 fois le même modèle de place).

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Si le scénario en lui même ne dépote pas les rétines (toujours en raison de ses filons mal exploités), on en dira de même pour le moteur graphique vieillissant qui commence sérieusement à accuser de l’âge. Si la direction artistique du jeu reste réussie, on reste un peu dubitatif face à certaines textures ou certains modèles. Mention spéciale aux HORRIBLES visages des cinématiques. Seul le Major Johnson, jouable en multi, semble avoir été épargné. Pour le reste, on trouvera les Covenants plus séduisants :/

Même si le gameplay reste aussi classique qu’efficace, Halo ODST brillera surtout par son multijoueur (comme la série dans sa globalité d’ailleurs). D’une part, ODST inclut sa campagne en coopératif jusqu’à 4 et son mode Baptême du feu où un groupe de joueurs affrontera des vagues de Covenants incessantes. Sur le second DVD fourni, on trouvera l’intégralité du mode multi-joueur d’Halo 3, les maps bonus, les payantes ainsi que 3 maps exclusives (avec les succès qui vont avec).

Reste qu’au final, ODST est fidèle à sa série : On adore ou pas. Mais même ceux qui restent fans de la saga sauront reconnaître au fond de la gorge ce goût d’amertume qui ne saura pas manquer de les marquer : ODST reste un chouette titre principalement en multijoueur, mais son moteur un peu daté et son scénario pas toujours bien exploité ne pourront pas non plus faire des miracles.

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