MonsieurNeku.fr
Remember where it all began
Remember where it all began
9/08/10
Je jette un regard désabusé sur le pot de glace à ma gauche : le pauvre n’en a plus pour longtemps. Déjà le solide est devenu majoritairement liquide et m’envoie des relents vanillés dans un ultime appel à la gourmandise. N’insiste pas, douceur sucrée tentatrice, jamais plus tu n’aura de moi le contact orgasmique de mes douces lèvres sur ta surface onctueuse.
Et là, lecteur, tu constates avec effroi que ces 48h de repos, de week-end tant mérité après un dur labeur, un acharnement presque héroïque hebdomadaire n’a tout simplement servi à rien. Le MonsieurNeku est juste en perdition totale. Mon ATH fait clignoter en rouge le fatidique « Low Battery » dans l’angle supérieur gauche de mon champ de vision. J’ai des artefacts sur l’image et des parasites sur la radio. Une bonne partie de mes servo-moteurs ne réagissent déjà plus.
Pourtant mon week-end fût relativement calme : un peu de jeux, pas mal de lecture et surtout du dodo tout plein. Le cocooning m’a réussi et la Ligue des Marmottes Détentrices de Permis de Chasse en a même jalousé ce petit confort relatif. J’ai d’ailleurs constaté avec effroi que j’avais plein de jeux non fini ou à peine commencé. J’me suis alors lancé un grand défi : faire l’inventaire de ce que j’ai à boucler vidéoludiquement parlant. J’ai ouvert mes tiroirs et le constat fût assez rapide : j’ai tout à boucler.
D’après mes calculs, il me faudrait un mois et demi de vacances pour tout faire. Et encore, en traçant. Du coup, la tâche m’a donné le tournis et je me suis trainé dans mon lit où j’ai commencé à lire. Je devrais le faire plus souvent, j’adore lire. Mais un livre c’est potentiellement cher quand on regarde à contrario le temps de jeu sur un titre en gamme budget. Car le souci vient du fait que je lis très très très vite. Du coup, j’en ai jamais assez. Et j’aime pas trop la bibliothèque.
Avant d’aller fondre à mon tour sous la douche, j’me suis imposé une autre résolution (purée ça en fait un max) : un article un peu plus souvent dans le coin et essentiellement des avis, des opinions… J’en ai préparé un ou deux. Vous m’en direz des nouvelles, lecteur.
Oh et il faut que j’aille au cinéma. Encore.
Et j’ai des séries à voir.
Je vote pour la journée de 72h.
19/07/10
Parce que MonsieurNeku est un petit garçon un peu trop sensible, il fait attention aux détails. C’est qu’il est très symbolique voyez-vous. Alors pour commencer, il vous colle une musique à écouter pour la lecture qui colle à mon état d’esprit, là maintenant. Histoire de vous plonger dans l’ambiance, toussa.
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Fini les blagues, moussaillons ! Est-ce que MonsieurNeku est heureux ? Atteindra-t-il son rêve secret ? Mange-t-il équilibré ? Peut-on compter pour lui pour nos mariages et fêtes de fin d’années ? Arrivera-t-il à écrire une question encore plus saugrenue après ce point d’interrogation ? La réponse est oui. Mais pas maintenant, j’ai des trucs à dire. On fait le point en speed les enfants, histoire de voir ce qui va ou pas…
Le travail. Il est bien chouette mon travail. J’aime mon job, j’ai une situation professionnelle chouette et je m’y sens bien. Sur ce point, je met une gommette verte.
Le chez-moi. Il est cool. Grand. Bien aménagé. Bien situé. Un peu cher mais bon, on regrette pas. La vie est faite de ça, lecteur attentif, tu devrais le savoir. Il espère bientôt y inviter des amis. Et puis, il a un grand lit un peu vide, il faut y remédier.
Les amis. Il y en a. Pas beaucoup mais ils sont là, c’est bien l’essentiel.
Mais et Paris alors ? MonsieurNeku n’aime pas Paris ! Et bien il faut croire qu’il s’y fait. Il a des collègues géniaux pour ça aussi. Ça aide pas mal.
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Qu’est-ce que je vous ennuie avec mon article alors ? Bah à la base, j’avais prévu un énorme pavé sur Starcraft 2 mais ça attendra un peu. J’voulais juste faire un point, histoire de, sur la fin de mon arrivée à Paris. Car je me considère désormais comme « installé« . Cependant, il me manque peut-être une petite chose pour être vraiment bien. Paris est une grande ville, la vie est une grande aventure et on a parfois l’envie d’avancer avec quelqu’un à coté de soi.
C’est un peu ma pensée mélancolique du moment. Me manque juste un garçon avec moi pour vivre tout ça. Mais allez le trouver vous le bon. Et encore faut-il qu’il veuille de vous ! C’est compliqué quand même cette histoire. Et tu sais, quand y en a un qui te plait, t’as forcément un peu peur de le perdre et du coup tu flippes pour rien ! Mais oui ! J’suis trop sensible c’est pour ça. J’ai dit sensible, pas paumé… Bon ok, suis paumé. Mais c’est toujours agréable de te sentir doucement t’enfoncer dans l’étreinte de quelqu’un. Problème, c’est que si tu réfléchis trop… Mais c’est dans ma nature ! Et puis j’ai aucune confiance en moi, c’est bien le problème. Il me faut quelqu’un qui s’occupe de moi et qui me fasse ressentir qu’il est complètement accro… Comme ça je serais rassuré ! Mais ça contraste avec mon côté indépendant et pas lourd… Faut aussi quelqu’un avec qui je parle beaucoup et tout. Et qui passe plein de temps avec moi. Il faut que je lui manque ! Genre je parle tout seul ptet ? N’importe quoi, tu me lis depuis tout à l’heure, lecteur ennuyé. Et puis si ça te plait pas, tu arrêtes, je te force en rien. C’est tout de même un monde, tu es venu tout seul sur ce blog et derrière ça fait réclamation ? Ecoute coco, t’es pas à Disneyland ici alors arrête de rêver. Et puis tu m’as énervé c’est malin. Regarde ce que tu as fait : tu viens de priver des milliers de gens de ma prose légère. Tu peux être fier de toi : tu as ruiné la journée de tous ces gens.
18/07/10
Voilà un paquet de temps que je n’ai pas fait d’article sur l’un des points qui me caractérise peut-être le plus, quand bien même je ne suis pas sûr que ce soit le bon terme. J’en avais parlé pas mal sur mon précédent blog mais là l’occasion était trop belle : la fatigue, l’allergie et le ras-le-bol… C’était une opportunité à ne pas manquer, voyez-vous. Le cynisme sera de mise, ma mauvaise foi peut-être un peu aussi. Mais ne nous mentons pas : c’est tellement bon…
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Il est de notoriété publique que je n’aime pas du tout le milieu gay. Il y a probablement un paquet de raisons à cela : je lui reproche son côté surfait, son hypocrisie, le mensonge qui l’accompagne… Je la trouve surtout malsaine : tout le monde connait tout le monde, quand il s’agit pas du concours du « Je baise avec plus de monde que toi, hihihoho ». Mais après une mure réflexion (car je ne suis pas seulement un connard, cher lecteur assidu), j’ai réussi à isoler les sources de cette violente « agressivité » envers ce charmant groupe de personnages chamarrés.
Pour cela, il faut d’abord remonter à un état de fait, une évidence : ma sexualité. Elle est ce qu’elle est, je peux pas y faire grand chose, je me vois mal me forcer à aimer les demoiselles même si je les aime beaucoup, d’un amour tout autre. Pourtant, il y a plein de garçons qui aiment les filles. Ils ne sont pas moins normaux que moi. Ils sont juste différents.
Remettez les choses dans leur contexte : Dans une société où l’on vous aurait lu des contes avec deux princes ou deux princesses, tel aurait été le « standard » d’une époque. De fait, je me considère entièrement comme normal et c’est bien là le fond du truc, vois-tu (car oui, je te tutoie, lecteur fidèle, ça t’interpelle, ça te redonne de l’attention, mais c’est parce que je suis malin tout ça). Je pars du principe que je fréquente des gens. Pas parce qu’ils sont bruns, ou grands… et encore moins parce qu’ils sont gays. Alors pourquoi se réunissent-ils ? Quel phénomène hors de ma compréhension font d’eux des bancs de poissons qui voguent dans la tourbière sinistre du Marais ?
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Car dans le fond des choses, le seul point qu’ils partagent, c’est ce qu’ils font avec leurs appendices. La véritable raison de leur mise en commun ne sont pas les passions qu’ils partagent ou quoique ce soit… Reste à savoir pourquoi ils se collent entre eux… Parce qu’ils en ressentent le besoin peut-être, de se sentir « entre eux« . Et à mes yeux c’est un autre problème que de devoir se mettre avec des gens « comme soi » pour être à l’aise. Déjà ça ne fait que creuser le problème. Même si ma pensée est purement prétentieuse, ou déplacée, ou mal présentée, elle n’en reste pas moins la mienne : je crois très sincèrement qu’on ne devrait pas se sectariser dans des communautés sous l’égide d’une différence aussi significative.
Et si je rapporte ici tout ça à ma sexualité, il est primordial de comprendre que c’est une opinion bien plus générale. Elle a l’avantage de mettre cependant un problème de société bien plus grave : l’intolérance. Car si l’on se met en communauté, c’est peut-être aussi car on nous obligé à l’être. En ce qui me concerne, le mal est fait. Je sais, pour l’avoir vécu de manière longue et immersive (avec pourtant aucun à priori à l’origine) que la communauté gay n’est pas réellement dans ce cas de figure : c’est pour l’essentiel un rassemblement de gens d’une superficialité aberrante qui se regroupent pour échanger potins, attirails pour l’appanage de soirée, pas de danse déhanchée et semences. (Owi, j’ose) Et c’est terriblement triste pour l’image que cela donne.
De fait, je comprend parfaitement que c’est une image qui n’est pas ou peu partagée. Mon opinion est pourtant celle de ce que je pense être une normalité : s’accepter tel que l’on est et ne pas chercher à en faire un élément qui décidera de nos activités ou fréquentations. Je reviendrais, un jour, plus amplement sur cette communauté : je la connais suffisamment bien pour vous en parler dans tous les sens.
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Enfin, pour résumer, il me parait essentiel de recadrer le propos dans son contexte. J’assume parfaitement ma sexualité mais je ne ressens aucun besoin d’en faire un étendard quelconque d’une communauté tout aussi quelconque. Je pense sincèrement que nous n’avons pas besoin de ça pour nous inclure dans une société qui progressivement (à mon sens du moins) nous accepte tel que l’on est. Et j’espère qu’à terme l’image du gay serait sensiblement différente de celle que l’on nous donne aujourd’hui. Les commentaires seront modérés sur cet article car oui, mon mètre 70 me donne une capacité naturelle à être un petit despote.
Si vous n’êtes pas satisfait de cette modération ou si vous aviez une quelconque réclamation à faire, vous êtes chaleureusement invité à m’envoyer tout vos courriers en les déposant simplement dans une boite aux lettres sans enveloppe. Sinon vous pouvez m’envoyer un mail. Ou pas.
La prochaine fois, je serais sage. Promis.