[Starcraft 2] Nuclear Launch Detected

Nexus. Sonde. Sonde. Sonde. Sonde. Pylône. Sonde. Sonde. Sonde. Portail. Assimilateur. Portail. Noyau Cybernétique…

Les psioniques utilisaient toujours le même enchaînement. Le vaisseau de largage en orbite basse qui venait de lâcher les balises de téléportation de l’avant-poste Protoss glissait dans les ténèbres. Doucement, les balises émirent une lueur bleue qui allait en grandissant. Dans quelques minutes, elles déchaîneraient une énergie blafarde qui illuminerait la petite vallée tranquille dans laquelle les Protoss avaient choisi de s’installer. Dans quelques heures, un immense Nexus scintillerait avec patience, attendant les premiers ordres de son Exécuteur.

Malèna en avait assez vu. Elle débrancha un à un ses différents récepteurs sensoriels qui passaient par plus de spectres qu’elle n’aurait pu en nommer. Le regain d’énergie lui suffirait à réactiver son camouflage et rentrer faire son rapport sans que le vaisseau de largage ne suspecte sa présence. Elle vérifia la sangle de son fusil sniper et couru à travers les arbres.

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C’était pour le moins original : Tarokem est un monde principalement agricole et la seule activité industrielle de la colonie reste le minage des nombreuses montagnes qui encerclent les vallées. Deux questions perturbaient la Ghost et son camouflage, laissant apparaître de temps à autre une main qui écartait les branches. La première concerne la discrétion absolue des Protoss pour leur installation sur la planète. On les connaissait vitrificateurs, pas colons paisibles. Au moins fallait-il y voir l’absence d’infestation Zerg.

L’autre question qui dérangeait Malèna reposait simplement sur sa présence à elle aussi. Pourquoi avoir dépêché une Ghost sur un trou paumé blindé de paysans abrutis ? Elle aurait vendu la moitié de ses implants pour avoir une conversation avec un être humain, chose ne lui étant pas arrivé depuis son arrivée dans la colonie il y a plus de 4 mois. Le conditionnement qu’elle avait subi ne l’autorisa même pas à ravaler un soupir : elle ne pouvait pas soupirer. Les décisions du Dominion était sans faille et la grandeur de Mengsk absolue. Il serait celui qui anéantirait les Zergs, repousserait les Protoss sur leur monde en ruine et écraserait les rebelles insignifiants. Malèna en était convaincue. Son conditionnement également.

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La Ghost se frayait un chemin sans même frôler le sol : elle connaissait la route aussi bien que le silencieux de son canon. Elle avait peut-être dû forcer un peu l’esprit d’un fils ou deux en mal d’amour des alcooliques du coin mais elle ne regrettait pas l’investissement. Et le fait d’avoir dû envoyer les adolescents bavants qu’ils étaient devenus après la petite visite spirituelle de Malène vers les unités médicales de secteur plus civilisés ne pouvait pas leur faire de mal : ils verraient du pays. Et c’est cette connaissance du secteur qui lui permit de réaliser plutôt rapidement ce qui n’allait pas.

Le vent, ce foutu vent n’allaient pas dans la bonne direction. Ou plutôt la cime des arbres. Quelque chose là haut les faisait bouger. Elle sauta entre deux racines aussi large que des camions citernes de Vespene et désactiva lentement son camouflage pour réactiver ses capteurs. Elle ajusta la visière de ses lunettes et pris une inspiration calme avant de relever la tête.

Malèna avait été enlevé à son plus jeune âge, elle ne connaissait à vrai dire pas le sien et n’en avait pas vraiment besoin. 13 guerres avaient connu la brûlure des missiles nucléaires qu’elle avait lancé sur des militaires revanchards ou des colons dissidents. Elle ne comptait pas le nombre de cibles abattues d’un tir précis : son armurier le faisait pour elle. Elle n’avait pas gaspillé la moindre balle en 17 années de service. Elle avait abattu plus de Protoss et de Zerg que toute sa section réunie, saboté plus d’installations des psioniques que toute sa division. 3 ans passé à étudier en détail la civilisation Protoss et plus particulièrement leur technologie de guerre avait poussé ses supérieurs à la placer sur cette colonie sans qu’elle le sache.

Pourtant, ce qu’elle voyait à travers le cristal traité de sa visière était bien au delà de sa connaissance ou même de ses théories.

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Des dizaines de petites navettes glissaient dans les airs silencieusement. Pourvues d’une sorte de tube creux autour duquel gravite de petites sondes, l’intérieur luisait d’une énergie dirigée par des globes faits en cristaux bondissant et assuraient à la fois la propulsion et l’alimentation de la corvette. Quatre immenses ailes faites d’énergie pure conditionnée entre de fines tiges dorées battaient l’air dans un silence pesant. D’une pression mentale, Malène activa son système de communication. Une petite voix grésilla dans son oreille lui indiquant la mise en relation avec son correspondant.
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- Que nous vaut l’honneur, Capitaine ?
- Commandant, pardonnez moi de prendre contact directement, des informations nouvelles entrent en jeu. Réévaluation du risque. Technologie Protoss non identifiée.
- C’est assez vague, Capitaine.
- Je vous envoie le flux vidéo.

Malèna entendit le bruit caractéristique d’une attention précipitée lorsqu’elle lança les images sur un canal secondaire : une chaise qu’on racle brutalement et le son de nombreux systèmes d’analyse qui s’activent.

- C’est assez… inhabituel.
- Je vous ai prévenu à l’instant même où ils sont apparus. Aucun dégagement hostile pour le moment. Ils se sont stabilisés il y a quelques minutes.
- Ils semblent attendre…
- Si vous permettez Commandant, j’ai longuement étudié les appareils aériens Protoss. Ceux-ci ne figuraient pas au dernier recensement. Pourtant, il date d’il y a moins de deux cycles. Je ne distingue aucun système d’armement. Si vous portez le regard… juste ici, vous verrez le module de bouclier ou du moins ce qui semble être le cas.
- Semble ?
- Habituellement, les Protoss utilisent des systèmes de projection de bouclier interne. C’est un déploiement d’énergie pure dévié par de nombreux mécanismes psi internes pour faire une boucle continue, ainsi le bouclier ne contient pas de failles.
- Venez en au fait, Capitaine.
- Ici, le module à une apparence très différente des processus classiques. De plus, il est directement placé  à l’extérieur de l’appareil, dans ce « canon ». Il déverse directement de l’énergie. Mais je n’arrive pas à comprendre où ni pourquoi.
- Vous savez maintenant comment occuper votre soirée, Capitaine. J’attend votre rapport dans le quart. Une fois celui-ci envoyé, vous évacuerez par le moyen qui vous semblera le plus opportun. Un Classe IV vous attendra dans la station orbitale la plus proche. Inutile d’alerter les locaux, une évacuation fausserait les données et nous dépêcherons des satellites furtifs pour la suite.

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La communication se coupa aussi brutalement qu’elle avait commencé. Malèna s’installa confortablement entre les racines pour la longue attente à laquelle elle se préparait. Celle-ci fût bien plus courte que prévue : à peine avait-elle arrêté de bouger que les ailes de navettes se mirent à tournoyer autour de la structure centrale. Le puits de chaque vaisseau rayonnait d’énergie et semblait pivoter sur lui même. Ce qui lui avait paru fin et fragile se transformait sous ses yeux : les ailes se déployaient peu à peu autour de l’axe, drapant les arbres d’une lueur bleuâtre. Malèna apercevait des motifs géométriques familiers sur les ailes sans arriver à mettre le doigt sur leur signification.

Lorsqu’elle reconnu le schéma de diffusion d’énergie des Pylônes, il était trop tard pour sortir de sa planque. Elle entendait déjà le sifflement à la fois cristallin et chantant des téléportations Protoss. Ses capteurs paniquèrent et lui affichèrent une dizaine puis une cinquantaine de signatures différentes. Malèna serra les dents : son évacuation serait un peu plus compliquée que prévu.

Retenant son souffle, elle s’appliqua à enregistrer chacune des signatures, des délais d’apparition, des changements psioniques enregistrés par ses senseurs. Visiblement, les vaisseaux faisaient office de Pylônes mobiles pour un déploiement rapide de troupes ET de bâtiments, compte tenu de la matrice active d’énergie. La Ghost savait maintenant à quoi servait le système de projection externe.

Elle sourit pour elle même : elle avait tout son temps pour noter le moindre détail sur l’opération Protoss. Son camouflage était impeccable, elle contrôlait sa respiration à la perfection : aucun système ne pouvait la détecter. Elle remercia intérieurement les 17 années passées à maîtriser puis affiner ses pouvoirs Psi.

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J’ai eu plusieurs siècles pour affiner les miens, Terrane.

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Ce fût la dernière chose que Malèna entendit avant de voir la lame du Templier Noir qui la regardait depuis un moment transpercer son torse.

[Starcraft 2] God, it’s about time

Si le blog vous semble un peu orienté ces temps-ci, c’est car je n’arrive plus à attendre la sortie de Starcraft 2 qui monopolise autant mon attention quand on sait… l’attention particulière que j’ai pu lui porter pendant un certain temps. Il faut bien recadrer le sujet : on parle d’un jeu, sport national en Corée, qui m’a suivi pendant près de 10 ans, auquel j’ai joué toutes les semaines tout ce temps. Avec l’un des backgrounds les plus construits que j’ai pu approcher, des personnages et un scénario démentiel qui fait briller les yeux dés qu’on vous parle de Kerrigan ou Zeratul. Et surtout, SURTOUT c’est TRICIA HELFER qui fait la voix de Kerrigan. Autant vous dire que je ne saurais pas être plus heureux… <3

Starcraft 2 va me suivre pour un paquet d’année : Faire et refaire les campagnes prendra déjà du temps mais jouer en multijoueur me prendra des années. Sans compter la sortie des nouvelles campagnes à venir. Du coup, je serais évidemment au lancement lundi à la Fnac, faisant la queue très tôt pour y être bien comme il faut.

Parce que sacré bon sang… It’s about time.

[Starcraft 2] Ghost of the Past

Kerrigan, je t’aime <3

[Bilan] 5 mois. Déjà.

Parce que MonsieurNeku est un petit garçon un peu trop sensible, il fait attention aux détails. C’est qu’il est très symbolique voyez-vous. Alors pour commencer, il vous colle une musique à écouter pour la lecture qui colle à mon état d’esprit, là maintenant. Histoire de vous plonger dans l’ambiance, toussa.

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Fini les blagues, moussaillons ! Est-ce que MonsieurNeku est heureux ? Atteindra-t-il son rêve secret ? Mange-t-il équilibré ? Peut-on compter pour lui pour nos mariages et fêtes de fin d’années ? Arrivera-t-il à écrire une question encore plus saugrenue après ce point d’interrogation ? La réponse est oui. Mais pas maintenant, j’ai des trucs à dire. On fait le point en speed les enfants, histoire de voir ce qui va ou pas…

Le travail. Il est bien chouette mon travail. J’aime mon job, j’ai une situation professionnelle chouette et je m’y sens bien. Sur ce point, je met une gommette verte.

Le chez-moi. Il est cool. Grand. Bien aménagé. Bien situé. Un peu cher mais bon, on regrette pas. La vie est faite de ça, lecteur attentif, tu devrais le savoir. Il espère bientôt y inviter des amis. Et puis, il a un grand lit un peu vide, il faut y remédier.

Les amis. Il y en a. Pas beaucoup mais ils sont là, c’est bien l’essentiel.

Mais et Paris alors ? MonsieurNeku n’aime pas Paris ! Et bien il faut croire qu’il s’y fait. Il a des collègues géniaux pour ça aussi. Ça aide pas mal.

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Qu’est-ce que je vous ennuie avec mon article alors ? Bah à la base, j’avais prévu un énorme pavé sur Starcraft 2 mais ça attendra un peu. J’voulais juste faire un point, histoire de, sur la fin de mon arrivée à Paris. Car je me considère désormais comme « installé« . Cependant, il me manque peut-être une petite chose pour être vraiment bien. Paris est une grande ville, la vie est une grande aventure et on a parfois l’envie d’avancer avec quelqu’un à coté de soi.

C’est un peu ma pensée mélancolique du moment. Me manque juste un garçon avec moi pour vivre tout ça. Mais allez le trouver vous le bon. Et encore faut-il qu’il veuille de vous ! C’est compliqué quand même cette histoire. Et tu sais, quand y en a un qui te plait, t’as forcément un peu peur de le perdre et du coup tu flippes pour rien ! Mais oui ! J’suis trop sensible c’est pour ça. J’ai dit sensible, pas paumé… Bon ok, suis paumé. Mais c’est toujours agréable de te sentir doucement t’enfoncer dans l’étreinte de quelqu’un. Problème, c’est que si tu réfléchis trop… Mais c’est dans ma nature ! Et puis j’ai aucune confiance en moi, c’est bien le problème. Il me faut quelqu’un qui s’occupe de moi et qui me fasse ressentir qu’il est complètement accro… Comme ça je serais rassuré ! Mais ça contraste avec mon côté indépendant et pas lourd… Faut aussi quelqu’un avec qui je parle beaucoup et tout. Et qui passe plein de temps avec moi. Il faut que je lui manque ! Genre je parle tout seul ptet ? N’importe quoi, tu me lis depuis tout à l’heure, lecteur ennuyé. Et puis si ça te plait pas, tu arrêtes, je te force en rien. C’est tout de même un monde, tu es venu tout seul sur ce blog et derrière ça fait réclamation ? Ecoute coco, t’es pas à Disneyland ici alors arrête de rêver. Et puis tu m’as énervé c’est malin. Regarde ce que tu as fait : tu viens de priver des milliers de gens de ma prose légère. Tu peux être fier de toi : tu as ruiné la journée de tous ces gens.

[Blog] Une petite mise à jour…

Une mise à jour surprise de mon thème de blog a viré quelques préférences que je remettrais sous peu en place. Du coup, ça m’a coupé l’envie d’écrire un article, article qui viendra bientôt. Il y a un truc dont j’ai envie de parler =O

Bref d’ici là (genre demain), soyez sage =D